Nos priorités

Consommation & nutrition

Une consommation raisonnable de BRSA qui s’intègre dans un équilibre alimentaire global

De janvier à décembre 2024, l’institut C-Ways a conduit, à la demande de plusieurs organisations de la filière agroalimentaire – parmi lesquelles le Syndicat des Boissons Sans Alcool (SBSA) – une étude nationale auprès de 3 201 personnes représentatives de la population française. Intitulée « Nutrimétrie 2024 », cette étude s’appuie sur la méthodologie de l’enquête INCA 3, référence nationale menée par l’ANSES, qui repose sur des carnets alimentaires détaillés et permet d’analyser avec rigueur les comportements de consommation. En mobilisant ce cadre scientifique reconnu, Nutrimétrie 2024 fournit des enseignements clés sur les pratiques alimentaires des Français et sur l’évolution de la consommation de boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) telles que les colas, thés glacés, limonades, tonics, boissons à base de jus, eaux aromatisées, boissons énergisantes etc. Les voici :

Une moyenne de 2 verres par semaine
Les Français consomment en moyenne 2 verres de BRSA par semaine et cette consom­mation est stable depuis 10 ans. Cette consommation est infé­rieure, sur toutes les tranches d’âge, aux recommandations de santé publique d’un verre par jour (PNNS 4).

La France, avant-dernier pays consommateur de BRSA en Europe

Les Français achètent en moyenne 59 litres de BRSA par an, tandis que la moyenne européenne se situe à 98 litres par an. Source : GlobalData Soft Market Insights – 2024 Cycle.

Une contribution marginale aux apports en sucres des Français
Les BRSA ne représentent que 8 % des apports en sucres des Français. Cela en fait donc le 5e contributeur, soit en recul par rapport à 2014 où les BRSA occupaient la 4e place (ANSES – INCA 3 – 2014-2015). Ce recul s’explique par les efforts importants de reformulation réalisés par les producteurs de boissons ces dernières années.
Déjà en 2021, l’ANSES avait constaté, dans son rapport « Simulation de seuils de reformulation par famille d’aliments transformés et impact sur les apports en sucres, acides gras saturés, sel et fibres de la population française », que les BRSA n’étaient pas identifiées parmi les groupes d’aliments les plus contributeurs aux apports en sucres des Français.

Une augmentation des alternatives peu ou pas sucrées
20 % des BRSA consommées aujourd’hui en France sont des boissons light ou zéro sucres. Ce chiffre a doublé en 5 ans. Cette multiplication des offres peu ou pas sucrées par les producteurs de boissons répond à un intérêt croissant des Français pour ces alternatives.

Les producteurs de boissons ont à cœur de concilier plaisir des consommateurs et enjeux de santé publique. Cela se matérialise notamment au travers d’engagements sur le plan nutritionnel mais également en matière de marketing et de publicité responsables.

Engagements nutritionnels

Soucieux de répondre aux enjeux de santé publique, les producteurs de boissons ont fait des efforts importants au cours des vingt dernières années, en reformulant leurs recettes et en diminuant les taux de sucres ajoutés, en diversifiant l’offre de boissons peu ou pas sucrées ou encore en réduisant la taille des portions.

A l’échelle française, une étude de l’Observatoire de l’Alimentation publiée en mars 2024 montre que, dans notre secteur, la teneur moyenne pondérée en sucres diminue ; cette diminution étant particulièrement marquée pour certaines catégories comme les eaux aromatisées ou les colas qui affichent respectivement des baisses de -25 % et -31 % de sucre sur la dernière décennie. Source : Oqali 2024 de l’Evolution de l’offre et de la qualité nutritionnelle des boissons rafraîchissantes sans alcool.

A l’échelle européenne, le secteur a réalisé une baisse du taux de sucres ajoutés de plus de 33 % depuis les années 2000, devenant ainsi le seul secteur alimentaire à avoir répondu à l’appel de l’Union Européenne pour une réduction des sucres ajoutés et à y être parvenu. Source : Soft drinks industry’s sugar reduction commitments across Europe, UNESDA.

Engagement marketing et publicité responsable

Le secteur s’engage à promouvoir une consommation responsable de ses produits et s’est fixé des règles claires en matière de publicité et de marketing.

Signataire de la Charte ARCOM visant à promouvoir une alimentation et des comportements favorables à la santé dans les programmes audiovisuels, nos adhérents ne font plus de publicité lors des programmes télévisés dédiés à la jeunesse ainsi que sur les programmes d’écoute conjointe depuis déjà plusieurs années. Le rapport 2024 de l’ARCOM démontre que ces prises de position de la filière offrent déjà des résultats très prometteurs pour une meilleure protection de la santé des Français et notamment des plus jeunes d’entre eux.

 

 

Développement durable

Œuvrer pour une économie circulaire en favorisant l’instauration d’une consigne pour réemploi et recyclage

Les taux de collecte séparée des bouteilles en plastique de boissons demeurent insuffisants en France (53,3 % en 2022 et 55,3 % en 2023 – source : ADEME) quand l’Union Européenne fixe pourtant un objectif de 80 % à la fin de l’année 2026. Quant aux canettes, seule 1 sur 4 est collectée et cela est d’autant plus dommageable que l’aluminium est recyclable à l’infini. Ainsi, trop de bouteilles en plastiques et canettes en aluminium continuent d’être enfouies, incinérés ou abandonnées dans la nature, quand elles pourraient être réutilisées ou recyclées dans une logique de circularité.

Pour remédier à cela, les industriels de la boisson, soutenus par un certain nombre d’ONG, appellent les pouvoirs publics français à mettre en place un système de consigne pour réemploi et recyclage des bouteilles en plastique et canettes en aluminium. Ce dispositif, voté dans la loi AGEC en 2020, n’est toujours pas déployé en France bien qu’il ait démontré son efficacité dans les 17 pays européens l’ayant déjà adopté. D’ici 2027, ce sont 7 autres nouveaux pays européens qui l’auront mise en place.

93 % des Français se déclarent favorables à l’instauration d’un système de consigne selon le dernier sondage IPSOS BVA « Les Français et la consigne des emballages de boissons » d’octobre 2025.

Pour en savoir plus sur la consigne, consultez le site Oui la consigne !

Stratégie 3R (réduction, réemploi, recyclage) et définition d’une feuille de route sectorielle

Décret d’application de la loi Anti-Gaspillage et pour une Économie Circulaire (AGEC), le décret dit « 3R », pour Réduction, Réemploi et Recyclage du 9 avril 2022, encourage la mise en place de feuilles de route sectorielles afin d’accompagner la transition vers des emballages plastiques dits « durables ».

Le SBSA (ex-Boissons rafraîchissantes de France) a ainsi réalisé en 2023 sa feuille de route sectorielle 3R avec l’accompagnement de l’agence Citeo+ en s’appuyant sur de nombreux échanges et collectes d’informations, ainsi que sur l’étude des données du secteur. Ces échanges, qui ont eu lieu dans le strict respect des règles de droit de la concurrence, ont permis l’élaboration d’une feuille de route ambitieuse dont la synthèse est disponible ici.

Afin de diminuer l’impact environnemental des emballages, les entreprises ont notamment réduit leur poids et intégré des matériaux recyclés :

  • Le poids des bouteilles en plastique a été réduit de 10 % depuis 10 ans, et l’intégration de plastique recyclé (r-PET) dans la fabrication de nouvelles bouteilles atteint entre 25 et 50 % ;
  • Le poids des canettes a été réduit de 30 % depuis 25 ans, et la part de métal recyclé (r-ALU) dans la fabrication de nouvelles canettes atteint environ 50 %.

S’agissant du recyclage, l’aluminium peut être recyclé à l’infini sans que ses propriétés en soient altérées. Recycler une canette en aluminium permet d’économiser 95 % de l’énergie nécessaire à sa fabrication. D’autre part, la France arrive hélas en avant dernière place parmi des pays européens en termes de recyclage des emballages en plastique faute d’une collecte suffisamment performante : en France, à peine une bouteille en plastique sur deux (53,3% en 2022, et 55,3% en taux provisoire pour 2023) et une canette sur quatre est collectée séparément pour recyclage. (Source : Taux de collecte définitif pour l’année 2022 – Rapport d’évaluation ADEME 2025). La consigne pour réemploi et recyclage que les producteurs de boissons appellent de leur vœu permettrait d’accroître considérablement ces taux de performance.

Les entreprises productrices de boissons s’attachent à utiliser des matériaux à impact environnemental responsable tels que le PET et l’aluminium recyclés (r-PET et r-ALU). Si nous prévoyons que l’ensemble des emballages de boissons soient 100 % recyclables en 2030, la filière est pleinement engagée dans une démarche de réemploi : en circuit CHR bien sûr, mais également dans les réseaux de grande distribution via des partenariats et expérimentations telles que l’expérimentation ReUse en cours sur 4 régions du quart nord-ouest de la France.

GESTION DE LA RESSOURCE EN EAU

Nos entreprises sont soucieuses de leur utilisation en eau : depuis 2010, elles se mobilisent pour réduire les quantités d’eau utilisées dans la fabrication de leurs boissons d’au moins 15 %, économisant ainsi des centaines de millions de litres d’eau par an.



Compétitivité

Les boissons contenant des sucres ajoutés et les boissons contenant des édulcorants de synthèse sont soumises à une fiscalité dite comportementale. Ces taxes étant indexées sur l’inflation de l’année N-2, leurs montants sont réévalués chaque année au 1er janvier.

Au 1er janvier 2026, le barème pour les boissons contenant des sucres ajoutés est le suivant :

Quantité de sucre (en kg de sucre ajouté par hl de boisson)
Tarif applicable (en € par hl de boisson)
Inférieur ou égale à 5
4,07 €
Entre 5 et 8
21,38 €
Au-delà de 8
35,63 €

Au 1er janvier 2026, le barème pour la taxe sur les boissons comprenant des édulcorants de synthèse est le suivant :

Quantité d'édulcorants de synthèse (en mg par litre de boisson)
Tarif applicable (en € par hl de boisson)
Inférieur ou égale à 120
4.5
Supérieur à 120
6

 

D’autre part, les eaux minérales naturelles, quel que soit leur conditionnement, sont soumises à une taxation spécifique fixée à 0,54 € par hectolitre. Les communes sur le territoire desquelles sont situées des sources d’eaux minérales peuvent également instituer, à leur profit, une contribution sur ces eaux.

 

Ces taxes sont à la charge des professionnels qui fabriquent, importent ou fournissent, même à titre gratuit, ces produits à leurs clients (bar, restaurant, commerce de détail etc.). Elles sont dues dès la première livraison ou première consommation dans le cadre d’une activité économique.

Vous êtes un professionnel et souhaitez en apprendre davantage sur le régime fiscal applicable aux boissons ? Consultez le site Entreprendre.Service-Public.fr