
Une nouvelle étude de Janzi et al.[1] a1irme qu’il existerait des liens entre la consommation de sucres ajoutés, d’aliments sucrés et le risque de maladies cardiovasculaires en Suède, suggérant un accroissement du risque en cas de forte consommation de boissons sucrées.
- L’une des principales limites de l’étude est qu’il s’agit d’une étude observationnelle, ce qui rend impossible l’établissement d’un lien de causalité direct.
- Comme le soulignent les auteurs, les résultats divergents soulignent l’importance de prendre en compte les comportements alimentaires et les modes de vie, y compris d’autres éléments démographiques et culturels spécifiques qui influencent également les résultats en matière de santé. Cela est illustré par le fait que le risque le plus élevé de maladies cardiovasculaires a été observé chez les personnes ayant la plus faible consommation de sucres ajoutés, ce qui confirme que d’autres facteurs peuvent contribuer à ce risque accru.
- Dans les études observationnelles, il n’est pas possible de tenir compte complètement de ces autres facteurs liés à l’alimentation et au mode de vie, c’est pourquoi les auteurs notent que leur étude ne peut établir de lien de cause à eEet.
- Enfin, les auteurs n’ont pas pu prendre en compte l’apport en sodium (sel), bien que sa consommation élevée soit un facteur de risque bien établi de maladie cardiovasculaire.
Depuis de nombreuses années, le secteur des boissons sans alcool mène de nombreuses actions volontaires afin de favoriser des régimes alimentaires équilibrés en Europe et en France. Ainsi, les producteurs de boissons travaillent sur la réduction de la teneur moyenne en sucre de leurs produits, mais également sur l’élargissement de l’oEre avec des boissons à faible teneur en calories ou sans calories.
C’est ainsi qu’en France, le secteur des boissons sans alcool, qui s’associe à ces préoccupations pour la santé publique, a diminué la teneur en sucre de ses boissons, allant par exemple jusqu’à -25% de sucre sur la catégorie des eaux aromatisées ou encore -31% sur les colas sur la dernière décennie (source : Observatoire de l’Alimentation).
Rappelons enfin que la consommation de boissons rafraîchissantes en France est, sur toutes les tranches d’âge, en dessous des recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS), et que les boissons ne représentent que 4% des apports journaliers en sucre des Français2.
D’autre part, pour certains produits, de petits formats d’emballage sont proposés pour promouvoir une consommation modérée grâce au contrôle des portions.
Enfin, les producteurs de boissons s’astreignent également à adopter une communication et un marketing responsables, jamais orienté vers les enfants.
[1] Janzi, S. et al. Added sugar intake and its associations with incidence of seven di>erent cardiovascular diseases in 69,705 Swedish men and women. Frontiers in Public Health, 2024: DOI: 10.3389/fpubh.2024.1452085 2 CREDOC 2019